COVID-19 et Pass vaccinal France : la guerre est déclarée, mais contre qui ?

Nous l’avons vu dans un précédent article que je vous laisse découvrir si vous ne l’avez pas déjà fait, les vaccins contre la COVID-19 sont décevants.

Mais alors avec ces vaccins « moyens », qui empêcheraient les formes graves, mais qui n’empêchent pas la transmission, qui ne bloquent pas l’épidémie, quel est le but des mesures « sanitaires » mises en place et notamment du pass sanitaire et du pass vaccinal ?

Pourquoi met-on autant la pression sur les « non-vaccinés » ? 

Car si on a bien l’impression que la guerre est déclarée (comme nous l’a dit notre président Emmanuel Macron), l’est-elle contre le coronavirus, responsable de l’épidémie du COVID-19, ou contre les « non-vaccinés » ?

Que nous disent les études scientifiques sur les solutions qui devraient être apportées ?

N’y a-t-il pas d’autres possibilités ?

Finalement, est-ce que le pass vaccinal a une utilité sanitaire, pour la santé, ou bien ne sert-il que d’écran de fumée pour d’autres objectifs ?

 

NB : Cet article sort un peu de ce que je fais d’habitude sur Santé de Faire, puisqu’on va être moins dans le conseil santé, mais plus dans une compréhension globale.

Au lieu de parler de santé individuelle, nous allons parler aujourd’hui de santé publique. Donc vos actions auront des implications plus indirectes que d’habitude…

Il y a beaucoup de choses à dire, qui ont une répercussion sur votre santé. Je pense que beaucoup d’entre vous feront le lien, mais sinon nous l’aborderons dans d’autres articles ultérieurs. Mais revenons à nos moutons…

a. Le vaccin pour protéger les autres, ne pas les contaminer.

Le passe sanitaire, puis le passe vaccinal ont été instaurés pour inciter les Français à la vaccination.

Le vaccin possède dans nos sociétés une aura de protection sociale !

 La plupart des vaccins protègent à la fois l’individu vacciné et la société en réduisant la transmission des maladies infectieuses. 

La personne vaccinée agit, vis-à-vis du reste de la population, comme une barrière contre l’agent pathogène, en interrompant la chaîne de transmission. Elles protègent donc indirectement les personnes qui n’ont pas reçu le vaccin.

On parle d’effet « parapluie » de la vaccination.

Ainsi, afin d’éliminer les maladies infectieuses, les individus doivent considérer le bien-être social au-delà du simple intérêt personnel : en général, on se vaccine pour soi ET surtout pour les autres

La vaccination pose ainsi un contrat social implicite dans lequel les individus sont moralement obligés de se faire vacciner. 

D’ailleurs une étude de 2020 a démontré que les personnes vaccinées sont plus généreuses envers une autre personne vaccinée. Au contraire, si l’autre ne se vaccine pas et « viole le contrat social », la générosité décline.

Les individus rendent la pareille et récompensent ceux qui respectent le contrat et punissent ceux qui ne le font pas. 

Le vaccin, grâce à l’effet « parapluie » constitue donc une sorte de contrat social, car il permet de protéger la société si on y adhère… et c’est vrai pour la plupart des vaccins !

MAIS nous l’avons vu dans la précédente vidéo sur l’efficacité des vaccins anti-COVID, dans le cas du COVID-19, contrairement à d’autres maladies comme la rougeole, le vaccin n’empêche pas de transmettre le virus ! Donc dans le cas présent, on se vaccine pour soi… et PAS pour les autres !

Ces vaccins anti-covid ne devraient donc pas tenir lieu de contrat social.

 

D’ailleurs même le président du Conseil Scientifique,  Jean-François Delfraissy, principal conseillé du gouvernement sur la question du COVID-19, confirmait le 8 décembre 2021, lors de son audition par la commission des affaires sociales du Sénat, que l’on peut transmettre le virus même si on est vacciné.

De plus à propos du pass sanitaire, il affirmait qu’il n’avait pas pour objectif de protéger la population :

 «Le pass a eu un rôle majeur et je pense qu’il continue à l’avoir pour pousser à la vaccination. C’est pour cela qu’on l’avait recommandé […] Est-ce que le pass protège réellement ? La réponse est non. Il y a des limites, puisqu’on peut être vacciné et être porteur du virus. […] ».

Mais le Conseil scientifique en parlait déjà dans un avis du 20 août, où il estimait que «dans les conditions actuelles d’obtention du pass sanitaire, celui-ci ne saurait être à lui seul le garant de l’absence de contamination entre les personnes qui se retrouvent dans un lieu où celui-ci est exigé, et ne doit pas être compris ni mis en œuvre comme une protection absolue contre la contamination».

Le passe vaccinal non plus !

 

Comme nous le rappelle une étude anglaise d’octobre 2021, même si tout le monde est vacciné dans un même foyer, il reste 25% de chance de transmettre le virus.

Et ça, c’était avec Delta. Depuis Omicron qui est 5 à 8 fois plus contagieux…  c’est pire !

Ainsi, si l’exécutif défendait le pass sanitaire comme un outil de limitation des contaminations, le pass vaccinal est davantage justifié comme un moyen de limiter la survenue des cas graves et donc de limiter l’engorgement des hôpitaux.

b. Le vaccin pour éviter l’engorgement des hôpitaux.

Pour certains, même si le vaccin n’empêche pas la transmission, il revêt quand même un aspect social contractuel, car si on ne se vaccine pas, on risque de remplir les hôpitaux, au détriment des autres personnes qui en auraient besoin.

Au point qu’Yvon Le Flohic, médecin très actif sur les réseaux, a invité, sur Twitter, à changer de paradigme dans la manière de défendre la vaccination : «Il faut faire le deuil de la vaccination comme outil de maîtrise de la propagation et de l‘incidence. Et insister sur le fait que les vaccins protègent des formes graves, qu’ils protègent notre système de soins

C’est ce que fait l’exécutif avec le pass vaccinal. Jean Castex le Premier ministre l’expliquait clairement sur BFM TV :

 «Avec le nouveau variant omicron, on peut effectivement, même en étant vacciné, contracter la maladie. À un moment donné, on a pu penser qu’avoir un schéma vaccinal complet empêchait la possibilité d’avoir la maladie. […] Mais le point central dans la lutte contre cette pandémie, c’est de savoir si vous pouvez avoir une forme grave de la maladie, d’abord pour vous, et ensuite pour notre système hospitalier qui est dans une situation extrêmement tendue, nos soignants qui sont fatigués.»

Et c’est là que réside l’intérêt du pass vaccinal, selon Éric d’Ortenzio : en faisant pression sur les non-vaccinés pour qu’ils se fassent vacciner, «d’une part, on les protège contre les formes graves de la maladie et, d’autre part, on empêche un engorgement des hôpitaux par les non-vaccinés». La pression sur les services de réanimation se réduit, «et on permet à des malades qui ont d’autres pathologies de ne pas être déprogrammés sur des chirurgies ou des traitements». «C’est à la fois une protection individuelle et collective», conclut l’épidémiologiste dans Libération.

On retrouve bien cette idée de contrat social… on se vaccine pour les autres…

D’ailleurs si on regarde les chiffres, cette publicité du gouvernement diffusée cet été nous le disait bien : « On peut discuter de tout sauf des chiffres. 8 personnes hospitalisées sur 10 ne sont pas vaccinées ».

Mais à la même période, mi-août 2021, en Israël, 60% des hospitalisés étaient vaccinés

Et chronologiquement, Israël est un pionnier en matière de vaccination anti-COVID, donc généralement ce qu’il se passe là-bas, se produit grosso modo de la même façon dans les autres pays quelques mois plus tard…

En effet : 

En Allemagne, début janvier, l’Institut Robert-Koch  nous rapporte concernant les infections à Omicron, parmi les plus de 60 ans : 86,8% des personnes infectées sont vaccinées, dont 41,1% avec 3 doses ! 

En population générale on observe 76% de personnes vaccinées et quand même infectées !

De la même façon en Écosse, selon l’agence de santé publique de ce pays (page 28 et suivantes de ce document), l’incidence des cas positifs pour les personnes vaccinées se révèle, depuis la mi-décembre, nettement supérieure à l’incidence pour les adultes non vaccinés. Ce phénomène s’observe aussi, dans une moindre mesure, concernant les hospitalisations.

c. Quelle est donc réellement la part de personnes vaccinées ou non dans les hôpitaux en France ?

Si on regarde les chiffres officiels de la DREES, on remarque que la moitié des personnes hospitalisées sont vaccinées…

Chaque semaine depuis juin 2021, la Drees (cellule statistique du ministère de la Santé) met en correspondance les informations remontées dans les trois bases de données dédiées à la crise du Covid : les bases Vac-Si (vaccination de la population), Si-Vic (données hospitalières), et Si-Dep (résultats des tests covid). Cet appariement permet notamment de déterminer le nombre de vaccinés et de non-vaccinés qui entre à l’hôpital, en soins critiques, ou dépistés positifs.

En effet, entre le 20 décembre 2021 et le 16 janvier 2022, les personnes non vaccinées représentent :

  • 16 % des personnes testées positives par RT-PCR et déclarant des symptômes,
  • 39 % des personnes admises en hospitalisation conventionnelle (donc 61% de vaccinés hospitalisés),
  • 54 % des entrées en soins critiques
  • et 46 % des décès.

Donc comme en Israël cet été, aujourd’hui 61% des personnes hospitalisées en France sont vaccinés !

Attention avec ces chiffres ! On pourrait croire en les regardant que les vaccins n’ont aucun effet, ce n’est pas tout à fait vrai…

Car les personnes non vaccinées ne représentent que 8% de la population globale. Si le vaccin n’avait aucun effet, on n’aurait que 8% d’hospitalisation… Il est mathématiquement presque normal de trouver plus de personnes vaccinées hospitalisées. Si on avait 100% de personnes vaccinées en population générale, on aurait 100% de personnes hospitalisées vaccinées !

Donc, d’après ces données, il semblerait que le vaccin ait bien un effet protecteur, surtout chez les plus de 80 ans, mais par contre on voit bien que le vaccin n’empêche pas l’engorgement des hôpitaux puisque la majorité des gens hospitalisés sont vaccinés !

De plus, parmi ces personnes hospitalisées, la plupart sont âgées et/ou présentent des comorbidités, des facteurs qui diminuent l’efficacité du vaccin. Aussi il y a fort à parier qu’une bonne portion des personnes non-vaccinées, seraient quand même hospitalisées même si elles étaient vaccinées, de par leur fragilité.

D’autant que parmi ces personnes hospitalisées, selon Santé Publique France mi-janvier 2022, 20% sont là pour d’autres raisons, même si elles ont effectivement été testées positives au COVID.

Elles sont là AVEC le COVID et non pas À CAUSE du COVID.

Et depuis le variant Omicron,  ce chiffre semble être monté à 26 % sur la semaine du 10 au 16 janvier.

Donc le vaccin apporte une certaine protection, mais n’empêche pas l’engorgement des hôpitaux !

 

Ensuite, il faut noter que parmi ces 8% de personnes non vaccinées en France, certaines personnes voudraient se vacciner, mais n’y ont tout simplement pas accès, car trop âgées pour se déplacer, vivant dans des déserts médicaux, etc. Le pass vaccinal ne les aidera pas davantage

Jeremy Ward, chercheur à l’INSERM, ajoutait dans Le Parisien début janvier que 40 % des non-vaccinés ne le sont pas « principalement par difficulté d’accès », et non par conviction.

 

Sans oublier que les hôpitaux et le système de soin français étaient déjà sous tension avant la crise du COVID-19, comme nous l’explique bien cet article de Breizh-info parut début janvier 2022 et qui regroupe pas mois d’une vingtaine d’articles parlant de la désolation à l’hôpital avant 2019

D’ailleurs de nombreux hôpitaux organisent une minute de silence chaque vendredi à 14h pour dénoncer la « mort » de l’hôpital.

Les hôpitaux sont sous tension, mais la plupart rappellent que ce n’est pas à cause du COVID par exemple à Brest

Ou bien encore le 7 février 2022 à Niort, où les réanimations sont pleines, mais il y a seulement 2 personnes pour le COVID-19 !

Aussi le pass vaccinal ne changerait certainement pas grand-chose sur la situation.

 

C’est ce que nous explique bien le Dr Gérald Kierzeck dans une interview sur Europe 1 : la crise est avant tout structurelle, car l’hôpital est à l’os depuis 2015. Les déprogrammations ne sont pas dues au COVID. Mettre en cause le COVID ou pire, les non-vaccinés, c’est se dédouaner de toute responsabilité face au vrai problème de la gestion hospitalière de ces dernières années.

En 20219, avant le COVID, le comité interhôpitaux interurgence demandait 3 milliards pour sauver l’hôpital, le gouvernement a répondu qu’il n’y avait pas d’argent. Aujourd’hui pour les tests antigéniques, les 3 milliards ont été dépensés en quelques semaines … pour aucun résultat…

Ne prend-on pas le problème à l’envers ? Si on augmentait les capacités de l’hôpital, les non-vaccinés ne seraient pas hospitalisés « au détriment » des autres, mais « au même titre que » les autres.

En voulant faire de la vaccination contre le COVID un contrat social qui impliquerait d’engorger les hôpitaux s’il n’est pas rempli,  on veut au final se tourner vers un modèle de la santé basé sur la responsabilité et non plus sur la solidarité. Une des valeurs françaises depuis longtemps.

De la même façon, certains médecins comme Martin Hirsch interrogent sur le fait de faire payer les soins d’hospitalisation aux personnes non vaccinées, même si elles payent déjà leurs cotisations sociales comme tout le monde…

Et en effet on peut se poser la question : veut-on détruire notre modèle de sécurité sociale basé sur la solidarité pour aller vers un système de responsabilité ?

Veut-on se rapprocher d’un modèle de médecine « au forfait », où les soins dispensés dépendent avant tout de la taille de votre porte-monnaie ?

On en veut aux non-vaccinés parce qu’on croit qu’ils pèsent sur les hôpitaux (mais je vous ai montré que c’est faux)… doit-en en vouloir aux fumeurs ? À ceux qui mangent dans les fast-foods ? À ceux qui ne font pas d’exercice physique ? À ceux qui participent à augmenter le stress ? À ceux qui conduisent une voiture et rejettent des gaz d’échappement dans l’air ? À ceux qui vont faire du ski et risque de se casser une jambe ? À tous ceux qui ne sont pas acteurs de leur santé !

Au final très peu de personnes sont irréprochables…

Alors peut-être qu’au-delà de ce contrat social, d’autres raisons alimentent ce ressentiment envers les non-vaccinés…

Et déjà lorsque l’on voit l’animosité qui se développe chez certains, on peut supposer des raisons émotionnelles profondes…

2) Les motivations profondes des vaccinés et non-vaccinés contre la COVID-19.

Disons qu’il y a plusieurs types de gens vaccinés, certains le sont juste pour ne pas se retrouver coincé et pourvoir aller au resto et se fichent un peu du reste… mais généralement ce n’est pas ceux-là qui laissent des commentaires et militent sur le net et ailleurs !

Sinon vous avez les vaccinés qui ont peur :

  1. Peur de mourir du coronavirus, une chose invisible qui entre dans votre corps pour vous rendre malade et potentiellement vous détruire.
  2. Peur de perdre leurs libertés, leur art de vivre, à cause d’un autre confinement et des différentes mesures qui sont mises en place pour sortir de la pandémie.

De l’autre côté, il y a aussi différents types de non-vaccinés, certains parce qu’ils n’ont pas le choix pour raisons médicale (et ils n’ont pas forcément envie d’en parler à chaque fois qu’on leur demande anodinement « tu es vacciné toi ? »), certains pour leurs croyances personnelles, d’autres par peur… :

  1. Peur d’un vaccin, un produit sur lequel on a peu de recul et qui viendrait dans votre corps avec potentiellement des effets secondaires nocifs, voire mortels.
  2. Peur de perdre leurs libertés, car on leur impose la vaccination de manière détournée, les mesures mises en place deviennent de plus en plus totalitaires et l’on ne sait pas jusqu’où cela ira…

Donc d’un côté on a les vaccinés qui ont peur de mourir et peur de perdre leurs libertés tandis que de l’autre côté on a les non-vaccinés qui… ont peur de mourir et peur de perdre leurs libertés…

Au final, vaccinés et non-vaccinés sont assez similaires… ils ont peur de mourir et peur de ne plus vivre comme avant… c’est assez « humain » au final… Peut-être devraient-ils songer à se comprendre et s’entraider au lieu de se quereller …

Donc finalement, séparer la population en 2 groupes, vaccinés et non-vaccinés, n’a que très peu de sens…

Le pass vaccinal n’arrange pas la situation à ce sujet

Tout est fait pour nous mener vers ce débat binaire, « pour ou contre les vaccins anti-COVID » alors que c’est idiot…

Pourquoi ?

Nous verrons quelques pistes tout à l’heure, mais en attendant voyons ce que nous disent les études sur les mesures qui ont eu les meilleurs résultats dans la gestion de la crise du COVID-19 ?  

3) Les mesures efficaces contre la COVID-19 selon la science.

Une étude de janvier 2022 vient de rapporter que les pays qui ont le mieux réussi face à la crise COVID-19 sont les pays où règne une forte confiance mutuelle !

Cela est probablement dû au fait que les comportements essentiels pour arrêter la propagation du COVID-19, tels que le port de masque et la distanciation sociale, dépendent de la confiance mutuelle pour être efficaces.

Tous les pays où plus de 40 % des répondants ont convenu qu’« on peut faire confiance à la plupart des gens » ont atteint une réduction effective des nouveaux cas et des décès en 2020. Mais la confiance mutuelle n’est qu’un facteur parmi d’autres en jeu.

En regardant à travers les pays, les chercheurs n’ont trouvé aucune corrélation significative entre la confiance dans le gouvernement et le succès à faire baisser les cas et les décès. 

(Et quand on sait que 2/3 des Français se sont abstenus de voter aux dernières élections, tant mieux pour nous, car sinon on était mal barré…)

Les scientifiques constatent également que la richesse et les soins de santé publique aident, mais faiblement, et moins que la confiance mutuelle.

Seul le nombre de lits d’hôpitaux (pour 1000) montre une faible corrélation positive significative.

Un autre élément qui a aussi montré son efficacité face à la crise est la capacité d’adaptation de mesures de rigueur (confinement, couvre-feu, restrictions, etc.).

Ainsi, déployer des mesures strictes de manière décisive lorsqu’une vague épidémique éclate est bénéfique. Cependant, les gouvernements qui maintiennent un contexte plus élevé et une rigueur globale (moyenne) ont tendance à se rétablir plus lentement et ont tendance à être moins efficaces pour réduire les cas et les décès.

La confiance mutuelle est efficace face à la crise. Mais la rigueur qui dure longtemps, une rigueur moyenne ou une rigueur de fond, diminue cette confiance… ce qui peut aider à expliquer pourquoi les gouvernements avec une plus grande rigueur sont moins efficaces pour réduire les cas et les décès de COVID-19, car ils ont tendance à refléter des sociétés moins confiantes.

La confiance et la rigueur adaptative sont systématiquement retenues comme les facteurs bénéfiques les plus significatifs, suivis des lits d’hôpitaux, et pas du tout la richesse du pays, le PIB/habitant.

Selon l’étude, la confiance mutuelle a des effets plus significatifs que toutes les dimensions culturelles de Hofstede  : distance hiérarchique (l’attente des moins puissants que le pouvoir soit distribué de manière inégale), individualisme, évitement de l’incertitude, masculinité, orientation à long terme (pragmatisme et préparation de l’avenir) et indulgence.

Bien sûr, la confiance ne remplace pas une approche technique de la lutte contre les épidémies, mais c’est un complément précieux.

Ainsi, le professeur Lenton, un des responsables de l’étude,  a déclaré:

«Bâtir la confiance au sein des communautés … » Peut-être faudrait-il y réfléchir avant de vouloir diviser et emmerder les non-vaccinés…

(Oui c’est à la mode en ce moment…)

Et tout ce que je vous dis n’a rien à voir avec un programme politique, c’est vraiment une étude scientifique portant sur la gestion de la crise par différents pays !

Le pass vaccinal n’améliore pas la confiance mutuelle, constitue une mesure restrictive moyenne de longue durée et n’augmente pas le nombre de lits dans les hôpitaux…

Alors à quoi sert-il ?

4) Un pass pour inciter à la vaccination anti-COVID… oui, mais…

Résumons ce que nous avons appris depuis le début de cet article ou dans le précédent :

  1. Les vaccins semblent diminuer les formes graves du COVID-19
  2. Les vaccins contre la COVID-19 n’empêchent pas la transmission du virus et ne stoppent pas l’épidémie
  3. Vacciner les 8% de Français qui ne le sont pas encore ne changera pas grand-chose sinon rien sur la pression hospitalière.
  4. La confiance mutuelle, des restrictions adaptatives qui ne durent pas longtemps, et un plus grand nombre de lits d’hôpital par habitant, sont gage de réussite face à la crise épidémique.

 

Dès lors, à quoi servent le pass sanitaire et le pass vaccinal ?

Observons cette étude parue dans Nature en janvier 2022, qui analyse les effets de l’instauration du pass sanitaire au mois d’août 2021.

Les chercheurs constatent qu’en effet, le pass sanitaire a eu pour effet d’augmenter le nombre de vaccinés dans toutes les franges de la population… sauf les plus fragiles !

Les plus de 80 ans et les plus démunies et/ou isolés n’ont vu que très peu d’augmentation du nombre de vaccinés… alors que c’est souvent les plus à risque…

Autre effet délétère du pass sanitaire, il a augmenté le manque de confiance dans les vaccins, qui est passé de 44% à 61% avec l’instauration du pass !

Sans oublier que l’instauration du pass sanitaire a probablement créé un effet nocebo accru à l’égard des vaccins, puisque la part des personnes se plaignant d’effets secondaires suite au vaccin a augmenté, de 34% avant, à 57% après l’instauration du pass sanitaire.

Au final, selon les chercheurs, des mesures telles que le pass sanitaire, le pass vaccinal ou la vaccination obligatoire peuvent en effet augmenter le taux de vaccination, mais sans résoudre le problème pour les personnes les plus fragiles, et surtout vont politiser davantage la vaccination et renforcer la méfiance à l’égard des vaccins.

Les deux pass sont avant tout des outils d’incitation à la vaccination, reflet d’une stratégie basée sur le « tout-vaccinal ».

(Alors que le Conseil Constitutionnel avait expressément dit qu’il ne fallait pas pousser à la vaccination… mais c’est un autre débat)

Depuis l’instauration du pass vaccinal par contre, le nombre de vaccinations n’a que très peu changé… finalement ce pass vaccinal n’aura eu pour le moment que peu de réussite…

C’est ce que nous rapporte de nombreux centres de vaccination, comme à Fréjus dans un reportage de BFM TV, ou bien dans la communauté d’agglomération Plaine Vallée où le coordinateur du centre, Michel Baux nous explique sur Sud Radio que malgré la perte du pass pour de nombreuses personnes si elles ne font pas leur 3e dose, il n’y a pas d’afflux massif dans les centres de vaccination.

Martin Blachier commente de la même façon les courbes des chiffres issus de « CovidTracker » : « le pass vaccinal c’est un échec, en tous cas en termes d’effet sur la vaccination. Les objectifs qui avaient été faits sur les doses de rappel ne sont absolument pas atteints […] les vaccinations n’ont jamais été sur une dynamique aussi faible. »

Alors faut-il persister dans ce sens ?

N’y a-t-il pas d’autres possibilités plus efficaces scientifiquement pour sortir de la crise du COVID ?

Avant de vous donner des éléments de réponse, je vous laisse me donner votre avis dans les commentaires !

5) Une sortie possible, d’autres mesures sanitaires face au COVID-19.

a) Des experts estiment qu’il faut sortir du pass vaccinal

De nombreux experts pensent que le passe vaccinal n’est pas la solution face au COVID-19 : le Dr Gérald Kierzek, le Dr Alice Desbiolles, l’épidémiologiste Martin Blachier, le Pr Peyromaure, le controversé Didier Raoult,  le Pr Éric Caumes  et tant d’autres ! Qui ne sont pourtant ni « antivax » ni complotistes…

Face à ce que certains appellent un échec des vaccins contre la COVID-19, le changement de paradigme commence à s’imposer…

Au point que l’OMS ce 11 janvier 2022 suggère que : « il est peu probable qu’une stratégie de vaccination fondée sur une multiplication des doses de rappel du vaccin sous sa forme d’origine soit adaptée ou durable »…

Pour eux il vaudrait mieux vacciner tous les pays qui n’ont pas encore eu une première dose, pour protéger des formes graves et limiter les mutations, et chercher des vaccins plus performants et notamment qui éviteraient la transmission…

L’agence européenne du médicament va dans le même sens. 

En effet, Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de l’AEM (Agence Européenne du Médicament), basée à Amsterdam, a déclaré aux journalistes du Parisien le 11 janvier 2022 : « Si nous avons une stratégie dans laquelle nous donnons des rappels tous les quatre mois, nous finirons par avoir potentiellement des problèmes de réponse immunitaire ».

Alors attention de ne pas mal interpréter cette phrase sortie de son contexte… Marco Cavaleri pense qu’un trop grand nombre de rappels réduirait l’efficacité de ces derniers… un peu comme les drogués qui s’habituent au produit et doivent prendre des doses plus fortes pour avoir de l’effet…

Ce haut responsable ne suggérait pas que les vaccins pourraient « surcharger » ou affaiblir le système immunitaire.

Le docteur Cavaleri précise son propos dans Libération le 14 janvier 2022 :

« Il serait beaucoup mieux de commencer à penser à une administration de rappels plus espacée dans le temps. Idéalement, si nous voulons évoluer vers un scénario d’endémicité, ces rappels devraient être synchronisés avec l’arrivée de la saison froide dans chacun des hémisphères, à l’instar de ce que nous faisons pour le vaccin contre la grippe. Nous devrons donc maintenant réfléchir à la manière dont nous pouvons passer du contexte actuel de pandémie à un contexte plus endémique dans lequel cette option serait souhaitable.»

b) De nombreux gouvernements changent de politique sanitaire

Depuis ces discours, de nombreux gouvernements commencent à modifier leur posture :

telle l’Espagne où le gouvernement espagnol réfléchit à changer de méthode pour compter les cas de Covid-19. Il envisage de surveiller la maladie comme si c’était une grippe ordinaire.

C’est le cas de l’Angleterre, où le «Covid pass» ainsi que l’essentiel des mesures sanitaires ont été levés le 27 janvier dernier.

 Idem au Danemark, où toutes les restrictions ont été abandonnées dès le 1er février, en raison d’une couverture vaccinale jugée suffisante, 

ainsi qu’en Suède, où un «retour à la vie normale» s’est opéré à partir du 9 février.

Israël, enfin, vient à son tour d’autoriser l’entrée dans les restaurants, cinémas et hôtels sans présentation du «passeport vert» – cet équivalent du pass vaccinal demeurant nécessaire dans les «événements à haut risque» (comme les fêtes). Au sein du gouvernement israélien, des ministres s’étaient montrés franchement sceptiques quant au maintien du dispositif. Le ministre de la Justice avait ainsi indiqué, le 29 janvier : «L’atteinte aux libertés et aux moyens de subsistance était justifiée tant qu’il y avait un objectif clair et justifiable. Il n’y en a plus.»

De plus ils ont décidé de ralentir leur campagne sur la 4e dose et de la concentrer seulement sur les personnes les plus à risque…

Levées des restrictions aussi pour la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne et bien d’autres…  

c) En effet, ne serait-il pas temps de changer de stratégie de santé publique ?

Plutôt qu’une stratégie du vaccin pour tous et de restrictions de libertés pour y parvenir, ne serait-il pas plus judicieux de concentrer nos efforts sur les personnes qui en ont vraiment besoin ?

Les personnes âgées bien sûr, mais aussi celles avec des comorbidités : obésité, diabète, hypertension, greffes, cancer, SIDA, etc.

Ne serait-il pas temps de s’occuper des hôpitaux, vraiment, au lieu de continuer de fermer des lits… ?

Plus de 5700 lits d’hôpitaux fermés en 2020 en pleine pandémie !

(Alors que selon les études, c’est un des rares critères qui aide à gérer la crise)…

Et pas uniquement des hôpitaux, mais également de tout le système de soin en France, de ne pas écarter la médecine de ville, les médecins et infirmiers libéraux, etc. qui sont souvent en première ligne.

Certains rétorquent que le problème est un manque de personnel et qu’il faut des années pour former les gens… c’est vrai ! Et en 2 ans on aurait déjà pu augmenter les effectifs de nombreux aides-soignants !

De plus quand on est en guerre, comme le disait si bien notre président Emmanuel Macron dans son discours, face à une situation exceptionnelle on peut prendre des mesures exceptionnelles.

Sur le champ de bataille, le soldat de base peut devenir « infirmier » en 5 minutes, sous la direction d’un médecin. Les médecins s’adaptent et travaillent avec des soldats qui ne sont pas formés aux métiers du soin comme le confirme le médecin en chef de l’Hôpital d’instruction des armées lors d’une simulation grandeur nature sur le camp de La Valbonne, du 4 au 7 juin 2018.  

Donc si on veut améliorer la situation dans les hôpitaux la première chose est déjà de le choisir

Choisir l’hôpital en augmentant le nombre de lits, choisir la confiance, choisir de limiter les restrictions dans le temps…

d) Une autre menace plus grande que la COVID-19

D’autant que là, quelque part on a de la « chance » avec le COVID-19, c’est une maladie assez peu mortelle.

Pour les experts de l’OMS en 2020, le taux de létalité réel se situe entre 0,5 et 1 %.

Au sens strict, la mortalité d’un virus est calculée en rapportant le nombre de morts à l’ensemble d’une population, qu’elle ait été infectée ou non. Or bien sûr cet indicateur peut varier en fonction des caractéristiques de la population, des mesures prises (comme un confinement), etc.

Bien que peu d’informations scientifiques fiables soient actuellement disponibles, le taux de létalité du virus est évalué entre 2 % et 3 %.

Que ferons-nous si on se retrouve avec un virus de type « ebola » sur les bras ? Beaucoup plus mortel ?

En effet, le taux de létalité moyen du virus Ebola est d’environ 50%. Au cours des flambées précédentes, les taux sont allés de 25% à 90% !

On aura beau avoir vacciné 100% de la population contre la Covid-19 et l’avoir refait 15 fois avec des piqûres de rappel, si on n’améliore pas le système de soin on se retrouvera toujours dans la panade dès qu’un nouveau virus pointera le bout de son nez !

En pire !

Puisqu’on aura continué de dégrader le système de soin et que la seule action de santé publique aura été de stresser la population en imposant un débat binaire qui monte les Français les uns contre les autres…  Et le stress ce n’est un facteur positif pour aucune maladie…

Et malheureusement, un autre virus qui pourrait arriver ce n’est pas de la science-fiction…

Selon un rapport de l’IPBES du 29 octobre 2020, rapport clé sur la biodiversité et les pandémies rédigé par 22 experts de premier plan du monde entier : « Des pandémies futures vont apparaître plus souvent, se propageront plus rapidement, causeront plus de dommages à l’économie mondiale et tueront plus de personnes que la COVID-19, à moins que l’approche globale de la lutte contre les maladies infectieuses ne soit modifiée ».

L’OMS déclarait dès 2003 que les années 2020 à 2040 seraient l’ère des pandémies.

En 2009 au sein du Comité Consultatif National d’ Éthique Français: les experts comme Gilles Boeuf parlaient déjà de l’idée d’un virus venu de Chine qui va tout paralyser !

 

« Il n’y a pas de grand mystère sur la cause de la pandémie de COVID-19, ou de toute autre pandémie moderne. Ce sont les mêmes activités humaines qui sont à l’origine du changement climatique, de la perte de biodiversité et, de par leurs impacts sur notre environnement, du risque de pandémie. Les changements dans la manière dont nous utilisons les terres, l’expansion et l’intensification de l’agriculture, ainsi que le commerce, la production et la consommation non durables perturbent la nature et augmentent les contacts entre la faune sauvage, le bétail, les agents pathogènes et les êtres humains. C’est un chemin qui conduit droit aux pandémies. » selon le Dr Peter Daszak, président de EcoHealth Alliance et de l’atelier d’IPBES.

En gros, la destruction de la forêt, la surexploitation de la nature, l’élevage intensif, la pollution, le changement climatique, etc. font que la biodiversité diminue, il y a moins d’espèces différentes, ainsi les nouveaux virus se transmettent plus facilement d’une espèce à l’autre… et donc de l’animal vers l’Homme ! On parle de zoonose.

C’était connu, d’où la « prophétie » de notre Premier ministre en 2018, Édouard Philippe.

Ce dernier expliquait dans l’émission « C à vous » que lorsque l’on est au pouvoir, il peut nous être reproché a posteriori de ne pas s’être occupé de choses importantes (comme prévenir une pandémie) alors que l’on s’occupait des priorités du moment.

La santé n’était pas la priorité à l’époque (en 2018 lors du reportage), il semblerait que ce ne soit toujours pas le cas…

Car si le vaccin occupe tous les débats, si le vaccin protège une certaine partie de la population, il ne change en rien le problème de fond ! Le pass vaccinal pour inciter à la vaccination non plus

Il est fréquent qu'une chauve-souris transmette un virus à l'Homme. C'est une zoonose.

e) Mais est-ce si difficile de changer de paradigme ?

Est-il difficile de remettre en question une idée que l’on a défendue avec ferveur ?

Peut-être y a-t-il une autre peur qui peut saisir certaines personnes vaccinées : et s’ils avaient fait tout ça pour rien ?

Et si le vaccin n’était pas la solution pour sortir de la crise alors qu’ils ont tellement milité pour dire le contraire auprès de leurs amis, familles, collègues ? Perdraient-ils la face ? Seraient-ils ridicules ? N’a-t-on pas le droit de s’être trompé et de le réaliser ?

Après tout, la science c’est cela, se remettre en question sans cesse

On pensait que le vaccin serait l’arme qui nous sortirait de la crise. On constate que non. OK on s’est trompé. Au suivant !  On cherche autre chose…

Car « on peut discuter de tout sauf des chiffres » ! Ou au contraire, discutons de tout, même des chiffres !

Réfléchissons, cherchons, agissons ensemble !

N’y avait-il pas de meilleure solution pour la santé publique que le pass vaccinal ?

Laissez-moi des commentaires, même si vous n’êtes pas d’accord avec ce que je dis, mais de façon argumentée et sourcée, pas juste un défouloir émotionnel contre les « anti-vax » ou contre les « pro-vax » , ce n’est vraiment pas le sujet de cet article…

Il faut sortir de cette vision binaire, de cette vision manichéenne où l’on est soit pour les vaccins, soit contre les vaccins, soit pour le pass, soit contre le pass, soit pour la santé, soit pour les libertés.

Car nous venons de le voir le pass sanitaire et le pass vaccinal, même s’ils augmentent le taux de vaccination de quelques pourcents ne sont pas forcément un bénéfice pour la santé publique. Ce n’est pas qu’une question de liberté.

La santé ne se définit pas uniquement en « malade du COVID » ou « pas malade du COVID », elle revêt des aspects BIOLOGIQUES, PSYCHOLOGIQUES et SOCIAUX.

Ainsi, les mesures prises jusqu’à présent ont peut-être permis d’avoir plus de gens vaccinés, mais sans enrayer l’épidémie et avec un effet fortement délétère sur les aspects psychologiques et sociaux de la population ! Ce n’est pas un bilan positif !

Ni en termes de santé ni en termes de liberté !

Mais tout est fait pour vous mettre dans la confusion, et vous diriger vers l’ennemi désigné… les « non-vaccinés » !

Aussi peut-on se demander s’il n’y avait pas un autre objectif ?

Est-ce que ces mesures, au fond, n’avaient rien de sanitaires… ?

Je ne sais pas,  je ne suis pas dans la tête de ceux qui les ont instaurés… mais certains vont jusqu’à parler de complot

6) Complot ? Vous avez dit complot ?

Ainsi si le pass vaccinal n’a pas vraiment de raison scientifique, les raisons de son instauration sont plutôt politiques, voire économiques.

Non, je ne vais pas vous parler de complot, je ne sais pas s’il y a un complot ou s’il n’y en a pas… je laisse l’enquête aux journalistes et aux policiers…

D’ailleurs, c’est une des choses fascinantes avec les complots, c’est qu’on ne peut quasiment jamais démontrer avec certitude qu’ils existent ni qu’ils n’existent pas… Ceux qui y croient ont l’impression d’être plus intelligents, car ils ont compris quelque chose que les autres n’ont pas compris, alors que ceux qui n’y croient pas ont l’impression d’être plus intelligents, car ils ont compris quelque chose que d’autres n’ont pas compris… ce qui donne lieu à des débats interminables souvent passionnés, mais stériles

Bref, je ne vais pas vous parler de complot, mais seulement de faits

Et je vous rappelle que vous retrouverez en liens toutes les sources …

 

Pfizer est le principal acteur de la campagne vaccinale dans de nombreux pays. C’est une entreprise internationale implantée dans de nombreux pays. Pfizer, c’est aujourd’hui 74 % de parts de marché aux USA et 80 % dans l’Union européenne.

Ce n’est pas un complot, c’est un fait.

 

Pfizer, comme d’autres entreprises pharmacologiques, a déjà été condamnée par la justice plusieurs fois par le passé,  notamment pour falsification de données et corruption de médecins et de membres gouvernementaux…

Ce n’est pas un complot, c’est un fait.

Emmanuel Macron connaît très bien le patron de Pfizer puisqu’ils ont déjà travaillé ensemble lorsqu’Emmanuel Macron était banquier d’affaire, ils se sont fait gagner beaucoup d’argent mutuellement par le passé. En 2012, Emmanuel Macron sera l’acteur principal du rachat de la division Nutrition de Pfizer par l’entreprise Nestlé, touchant une commission sur un deal à 11 milliards.

Ce n’est pas un complot, c’est un fait.

 

Ursula Von Der Leyen, présidente de la comission européenne, responsable de l’achat  de 1,8 milliard de doses de vaccin par la Communauté Européenne pour 35 Milliards d’euros, connaît également très bien le patron de Pfizer comme on peut le voir lors de la cérémonie de  l’Atlantic Council en novembre dernier … et refuserait de transmettre leurs échanges SMS, car « ils ont été effacés »…

Ce n’est pas un complot, c’est un fait.

De nombreux journalistes se contentent de relayer la parole gouvernementale pour ne pas semer le trouble, pour ne « fragiliser un consensus social », comme l’explique Céline Pigalle, la patronne de BFM-TV.

Le 7 janvier dernier, l’un des plus grands journaux danois a présenté des excuses à son lectorat, avouant avoir échoué dans sa mission d’information, d’avoir été « absorbés de façon presque hypnotique » par les discours des autorités pendant près de deux ans, et n’avoir pas fait preuve d’assez de vigilance.

Ce n’est pas un complot, c’est un fait.

Depuis longtemps Emmanuel Macron s’intéresse au « nudge ». Dès mars 2020, Eric Singler, directeur général de la société de sondage BVA, en charge de la BVA Nudge Unit qu’il a créée en 2013, un peu le « pape » du nudge en France, a été invité par le gouvernement à participer à la gestion de la crise du COVID-19.

Alors que la France est entrée dans une phase de vaccination intensive, le gouvernement semble, plus que jamais, miser sur ce type de techniques. En avril 2021, un appel d’offres de 800 000 euros a été lancé par le Service d’information du gouvernement pour la fourniture de prestations de conseils en économie comportementale et la mise en place « d’experts seniors en nudge ». 

D’accord, mais c’est quoi le « Nudge » ?

En anglais cela veut dire « coup de coude », ce petit geste qu’on fait pour inciter quelqu’un à faire attention à ce qu’il va dire ou faire. En français on le traduirait plutôt par « coup de pouce ». Appliqué à l’économie, cela signifie une petite intervention dans notre environnement qui modifie les mécanismes du choix, c’est-à-dire le comportement des gens, pour les influencer dans un sens qui correspondrait mieux à leur propre intérêt ou à l’intérêt général.

Influencer le comportement des gens… certains parleraient de manipulation…

Et c’est pour cela que dans toutes les expérimentations menées, deux critères sont essentiels, ceux-là même pointés par les tenants de la théorie du nudge, Thaler et Sunstein :

  • le nudge doit être transparent(la personne éventuellement « nudgée » doit pouvoir savoir qu’elle l’est)
  • et il doit être pouvoir être contourné(la personne peut choisir de ne pas faire comme il lui est indiqué).

Mais vous ? Est-ce que vous saviez que le discours du président du 13 avril 2020 était un exemple de Nudge… en toute transparence ?

Aviez-vous le choix d’utiliser une autre application que « tous anti-covid » qui ne mentionne jamais sa fonction de « traçage », mais nous parle seulement de « protéger les autres » (un autre exemple de nudge) ?

Aviez-vous le choix lorsque le ministre Olivier Véran utilise l’émotion en nous parlant des personnes en réanimation, ou lors des rendez-vous journaliers télévisés avec Olivier Véran ou Jérôme Salomon pour nous donner les chiffres de l’épidémie… en suivant les conseils rédigés dans une note de BVA Nudge Unit ?

Ce n’est pas un complot, c’est un fait.

La société de conseil Mc Kinsey, société internationale qui facture ses conseils auprès des entreprises pharmaceutiques ET de nombreux gouvernements, a largement été impliquée dans la stratégie vaccinale face au COVID-19, malgré le potentiel conflit d’intérêts.

D’ailleurs on a pu voir un des consultants de Mc Kinsey aux côtés d’Olivier Véran notre ministre de la santé le 23 décembre 2020.

Le Point révèle  les tarifs de Mc Kinsey pour son aide dans la campagne de vaccination : 2 Millions par mois.

Le Sénat a auditionné Olivier Véran sur ses liens avec le cabinet Mc Kinsey.

Selon la sénatrice et rapporteur de la commission, les données fournies par le ministère de la Santé « donnent quand même le vertige, car elles démontrent une intervention massive de ces cabinets sur tous les points de la crise sanitaire et sur des missions qui nous semblaient relever de l’administration ».

« Il y a une dérive », déclare Éliane Assassi, sénatrice, sur le recours aux cabinets de conseil.

Le problème, outre les prix exorbitants de dépenses faites avec l’argent public, vient du fait de savoir qui prend les décisions : les élus « du peuple », ou les cabinets privés !

« Commission Attali, rédaction du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, élaboration de la stratégie vaccinale contre le Covid-19… Comment le puissant cabinet de conseil américain accompagne le chef de l’État et intervient dans de nombreux dossiers sensibles. » c’est le sujet d’une enquête réalisée par un journaliste du Monde, démontrant que les liens sont étroits et anciens…

Ce n’est pas un complot, c’est un fait.

 

Le Conseil Constitutionnel, présidé par Laurent Fabius, a été saisi concernant le pass sanitaire et le pass vaccinal et a autorisé leur mise en place. On peut noter que Victor Fabius, fils du président du Conseil Constitutionnel, est directeur associé de McKinsey & Company, basé à Paris.

Ce n’est pas un complot, c’est un fait.

Également associé pendant un moment du cabinet Mc Kinsey en Allemagne, on peut voir un certain David Von der Leyen, fils de la présidente de la commission Européenne.

Ce n’est pas un complot, c’est un fait.

Il existe donc des liens étroits entre politiciens et industrie pharmaceutique ainsi que des cabinets de conseil en stratégie.

Ces cabinets conseillent les gouvernements pour acheter des vaccins et conseillent en même temps les industries pharmaceutiques pour vendre des vaccins…

Est-ce que tout cela à une importance dans la décision de la stratégie vaccinale de la France et d’autres pays ? Y a-t-il des intérêts financiers derrière une apparente protection sanitaire ?

Je n’en sais rien… mais je pense que l’on peut se poser des questions sans être taxé de complotiste…

 

Du côté des médecins ce n’est pas vraiment mieux puisqu’une étude de février 2022 vient de rapporter que 83% des médecins leaders d’opinion (membres des conseils d’administration des associations médicales professionnelles ayant publié des recommandations en 2018-2019, identifiés sur les sites internet des associations entre 2018 et 2020) ont reçu au moins un cadeau de l’industrie pharmaceutique.

Avec une moyenne de 3 700 € par personne et par an, la valeur totale des accords contractuels déclarés pour l’ensemble des médecins s’élève à 125 M€.

Presque toutes les associations médicales professionnelles (99 %) avaient au moins un médecin leader d’opinion dans leur conseil d’administration ayant un lien financier avec l’industrie, mais le montant variait considérablement d’une association à l’autre.

Là aussi ce n’est pas un complot, c’est un fait…

Dans une période où toutes les théories les plus farfelues circulent, il faudrait de la transparence et là malheureusement, c’est le grand flou !

Les mesures prises comme le passe sanitaire ou le passe vaccinal ne semblent pas régler la crise sanitaire, mais juste servir d’écran de fumée pour d’autres raisons

 

De plus, même si Olivier Véran nous annonce que le pass vaccinal se terminera sûrement avant juillet 2022 comme c’était prévu, donc certainement un peu avant les élections présidentielles pour nous remettre de bonne humeur, ce que nous confirme Gabriel Attal le porte-parole du gouvernement, pourquoi dans le même temps le gouvernement réfléchit-il à « améliorer » le QR code en y intégrant d’autres données comme une photo d’identité ?

Intégrer la photo d’identité au Pass Vaccinal pourrait efficacement lutter contre la fraude…

Pour une fois s’agit-il de prévoyance, d’anticipation lorsqu’il s’agit de contrôler les gens ? Alors que concernant la santé, les provisions de masques, l’anticipation d’une épidémie, le nombre de lits et de personnels soignants dans les hôpitaux, là il n’y avait rien ?

Comme je vous l’ai expliqué tout au long de cette vidéo, pour moi, si on se préoccupe vraiment de la santé, il y avait d’autres mesures à prendre… il est grand temps de s’occuper du système de soin en France.

Et vous qu’en pensez-vous ? Dites-le-moi en commentaire !

Le pass sanitaire puis le pass vaccinal non seulement sont une entrave aux libertés comme le rappelle la défenseure des droits, mais en plus ils n’arrangent rien à l’épidémie, mais au contraire ont un effet global négatif sur la santé publique et mettent une forte pression sur une partie de la population.

Tout ceci a une répercussion sur la santé des non-vaccinés, indépendamment de la protection des vaccins, mais nous en reparlerons dans un prochain article si ça vous intéresse…

 

J’espère que cet article vous aura plu, si c’est le cas ou si vous avez des questions n’hésitez pas à me le dire en commentaire.

Je vous donne rendez-vous sur Santé de Faire pour de prochains conseils santé alors pour être sûr de ne rien manquer pensez à vous abonner à mes mails privés ICI !

 

Vous pouvez retrouver la vidéo correspondante à l’article ICI :

SOURCES (non exhaustif, retrouvez les liens tout au long de l’article):

https://www.coreb.infectiologie.com/fr/alertes-infos/diaporama-pedagogique-coreb_-n.html

« La vaccination comme contrat social » Lars Korn et coll (2020)

« La résilience des pays au COVID-19 corrélée à la confiance » Timothy M. Lenton et coll (jan 2022)

« The French health pass holds lessons for mandatory COVID-19 vaccination » Jeremy K. Ward et coll. (jan 2022)

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-le-chu-a-active-son-plan-hopital-en-tension-537572a2-5917-11ec-adfc-3597a34faeca

https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand-63000/actualites/contre-la-mort-de-lhopital-les-soignants-du-chu-de-clermont-ferrand-observent-une-minute-de-silence-chaque-vendredi-a-14-heures_14077596/

https://www.liberation.fr/checknews/covid-19-israel-est-il-alle-trop-vite-avec-la-quatrieme-dose-20220118_GHH24GQ5BFANHFFBQUWKQAJN4Q/

https://www.liberation.fr/checknews/le-groupe-pfizer-a-t-il-ete-condamne-par-le-passe-a-des-milliards-de-dollars-damendes-20220106_RP6Q4O5BKBFUBAGN2DI3SCYN3I/

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